👣 Pieds nus et cœur brisé : La promesse de Ronaldinho à un père qui n’avait pas les moyens de lui offrir des chaussures.

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👣 Pieds nus et cœur brisé : La promesse de Ronaldinho à un père qui n’avait pas les moyens de lui offrir des chaussures.

On se souvient de lui pour ses dribbles chaloupés, ses dents du bonheur et son amour inconditionnel du jeu. Mais derrière la magie de Ronaldinho Gaúcho, se cache une blessure profonde qui a forgé le destin de l’un des plus grands génies du football. En 2005, lorsqu’il soulève le Ballon d’Or, le monde voit un roi couronné ; lui, ne voit que le vide laissé par un homme : son père, João de Assis Moreira.

« Les pieds nus n’étaient pas un choix »

L’histoire de Ronaldinho ne commence pas sur les pelouses tondues d’Europe, mais sur les terrains vagues du Brésil. Très jeune, son père lui impose une discipline étrange : contrôler le ballon sans chaussures.

« Mon père m’a appris que je devais apprendre à contrôler la balle avec mes pieds nus pour me sentir mieux, et je lui ai promis que je contrôlerais la balle comme personne d’autre », confiait-il avec émotion.

Mais avec le recul, la légende a révélé la réalité brutale de sa pauvreté : « La vérité était qu’il n’avait pas l’argent pour m’acheter des baskets. » Ce qui ressemblait à un exercice technique était en réalité une nécessité de survie. C’est dans ce dénuement total que Ronaldinho a développé cette sensibilité de pied unique, ce toucher de balle « divin » qui allait plus tard hypnotiser la planète.

Le drame de l’enfance

Le destin bascule alors que Ronaldinho n’a que 8 ans. Son père meurt tragiquement d’une crise cardiaque dans la piscine familiale. Ce jour-là, l’enfant perd son premier entraîneur, son idole et celui à qui il avait promis de devenir le meilleur. Dès lors, chaque but, chaque « no-look pass » et chaque sourire sur le terrain deviendront un hommage silencieux à celui qui ne l’a jamais vu devenir professionnel.

Le Ballon d’Or : Un sacre au goût de cendres

 

En 2005, le sommet est atteint. Ronaldinho est sacré meilleur joueur du monde. Mais alors que ses coéquipiers font la fête, le Brésilien est submergé par une émotion que personne ne comprend sur le moment.

« Quand j’ai gagné mon premier ballon d’or, j’ai pas pleuré de joie, j’ai pleuré parce que j’ai plus de père. »

Cette phrase résonne encore aujourd’hui comme l’une des plus poignantes du sport. À l’instant même où il devenait officiellement « le meilleur comme personne d’autre », le poids de la promesse tenue venait percuter la douleur de l’absence. Il avait réussi, mais l’homme pour qui il avait tout fait n’était pas là pour le voir.

  Plus qu’un joueur, un fils fidèle

Le monde a aimé Ronaldinho parce qu’il jouait avec la joie d’un enfant. On comprend désormais que cette joie était sa façon de garder son père vivant. Chaque fois qu’il caressait le ballon, il se souvenait du petit garçon aux pieds nus sur la terre battue.

Ronaldinho n’a pas seulement gagné des trophées ; il a honoré une parole donnée dans la pauvreté, prouvant que les plus grandes légendes naissent souvent d’une promesse faite à ceux qui nous ont quittés.

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